martes, 9 de abril de 2013

martes, 26 de febrero de 2013

HARD TIMES de CHARLES DICKENS


Coketown (...) was a triumph of fact (...) 

It was a town of red brick, or of brick that would have been red if the smoke and ashes had allowed it; but as matters stood, it was a town of unnatural red and black like the painted face of a savage.It was a town of machinery and tall chimneys, out of which interminable serpents of smoke trailed themselves for ever and ever, and never got uncoiled.

It had a black canal in it, and a river that ran purple with ill-smelling dye, and vast piles of building full of windows where there was a rattling and a trembling all day long, and where the piston of the steam-engine worked monotonously up and down, like the head of an elephant in a state of melancholy madness. It contained several large streets all very like one another, and many small streets still more like one another, inhabited by people equally like one another, who all went in and out at the same hours, with the same sound upon the same pavements, to do the same work, and to whom every day was the same as yesterday and tomorrow, and every year the counterpart of the last and the next.

Chapter V: “Hard times” by Charles Dickens.

TEMPS DIFFICILES de CHARLES DICKENS


Cokeville,(...) était un des triomphes du Fait (...).

C’était une ville de briques rouges, ou plutôt de briques qui eussent été rouges si la fumée et les cendres l’avaient permis ; mais, telle qu’elle était, c’était une ville d’un rouge et noir peu naturels qui rappelaient le visage enluminé d’un sauvage. C’était une ville de machines et de hautes cheminées, d’où sortaient sans trêve ni repos d’interminables serpents de fumée qui se traînaient dans l’air sans jamais parvenir à se dérouler.

Elle avait un canal bien noir et une rivière qui roulait des eaux empourprées par une teinture infecte, et de vastes bâtiments percés d’une infinité de croisées, qui résonnaient et tremblaient tout le long du jour, tandis que le piston des machines à vapeur s’élevait et s’abaissait avec monotonie, comme la tête d’un éléphant mélancolique. Elle renfermait plusieurs grandes rues qui se ressemblaient toutes, et une foule de petites rues qui se ressemblaient encore davantage, habitées par des gens qui se ressemblaient également, qui sortaient et rentraient aux mêmes heures, faisant résonner les mêmes pavés sous le même pas, pour aller faire la même besogne ; pour qui chaque jour était l’image de la veille et du lendemain, chaque année le pendant de celle qui l’avait précédée ou de celle qui allait suivre.

 Chapitre V: "Temps difficiles" de Charles Dickens

"TIEMPOS DIFÍCILES" de CHARLES DICKENS


Coketown (…) constituía el triunfo del realismo (…)

Era una ciudad de ladrillo rojo, es decir, de ladrillo que habría sido rojo si el humo y la ceniza se lo hubiesen consentido; como no era así, la ciudad tenía un extraño color rojinegro, parecido al que usan los salvajes para embadurnarse la cara. Era una ciudad de máquinas y de altas chimeneas, por las que salían interminables serpientes de humo que no acababan nunca de desenroscarse, a pesar de salir y salir sin interrupción.
Pasaban por la ciudad un negro canal y un río de aguas teñidas de púrpura maloliente; tenía también grandes bloques de edificios llenos de ventanas, y en cuyo interior resonaba todo el día un continuo traqueteo y temblor yen el que el émbolo de la máquina de vapor subía y bajaba con monotonía, lo mismo que la cabeza de un elefante enloquecido de melancolía. Contenía la ciudad varias calles anchas, todas muy parecidas, además de muchas calles estrechas que se parecían entre sí todavía más que las grandes; estaban habitadas por gentes que también se parecían entre sí, que entraban y salían de sus casas a idénticas horas, levantando en el suelo idénticos ruidos de pasos, que se encaminaban hacia idéntica ocupación y para las que cada día era idéntico al de ayer y al de mañana y cada año era una repetición del anterior y del siguiente.

Capítulo V: “Tiempos difíciles” de Charles Dickens

miércoles, 30 de enero de 2013

HISTORIA DE DOS CIUDADES: ACTIVIDADES INTERACTIVAS


HISTORIA DE DOS CIUDADES: ACTIVIDADES INTERACTIVAS


HISTORIA DE DOS CIUDADES: CUADERNO DE TRABAJO



                         

viernes, 16 de noviembre de 2012

A TALE OF TWO CITIES by JIM GODDARD


HISTORIA DE DOS CIUDADES de JACK CONWAY (1935)


“A TALE OF TWO CITIES” by CHARLES DICKENS


(…)The new era began; the king was tried, doomed, and beheaded; the Republic of Liberty, Equality, Fraternity, or Death, declared for victory or death against the world in arms (…)

A revolutionary tribunal in the capital, and forty or fifty thousand revolutionary committees all over the land; a law of the Suspected, which struck away all security for liberty or life, and delivered over any good and innocent person to any bad and guilty one; prisons gorged with people who had committed no offence, and could obtain no hearing; these things became the established order and nature of appointed things, and seemed to be ancient usage before they were many weeks old. Above all, one hideous figure grew as familiar as if it had been before the general gaze from the foundations of the world--the figure of the sharp female called La Guillotine.

It was the popular theme for jests; it was the best cure for headache, it infallibly prevented the hair from turning grey, it imparted a peculiar delicacy to the complexion, it was the National Razor which shaved close: who kissed La Guillotine, looked through the little window and sneezed into the sack. It was the sign of the regeneration of the human race. It superseded the Cross. Models of it were worn on breasts from which the Cross was discarded, and it was bowed down to and believed in where the Cross was denied.

It sheared off heads so many, that it, and the ground it most polluted, were a rotten red (…)

“A Tale of two cities” by Charles Dickens

LE CONTE DE DEUX CITÉS de CHARLES DICKENS


(…)L’ère nouvelle commençait ; le roi avait été mis en jugement, la République une et indivisible, seule contre l’Europe en armes, se levait pour vaincre ou pour mourir (…)
Un tribunal révolutionnaire à Paris, quarante ou cinquante mille comités révolutionnaires répandus sur toute la surface du territoire ; une loi des suspects, menaçant la vie et la liberté de chacun, mettant l’innocence et l’honnêteté à la merci de la fureur et du crime ; les prisons gorgées d’individus non coupables, et qui ne pouvaient obtenir qu’on écoutât leurs plaintes : tel était l’ordre de choses actuellement en vigueur ; et l’application en paraissait ancienne, bien qu’elle eût tout au plus quelques mois d’existence. Enfin, dominant tout le reste, une horrible figure, la guillotine, inconnue peu de temps avant, était aussi familière à tous les regards que si elle eût existé depuis la création du monde.
Elle servait de thème aux plaisanteries populaires : c’était le meilleur moyen de guérir le mal de tête, un remède infaillible pour empêcher les cheveux de blanchir, le barbier qui vous rasait de plus près. Quiconque embrassait la guillotine, regardait par la fenêtre, puis éternuait dans le sac. Elle était devenue le signe de la régénération humaine, et remplaçait le crucifix ; de petits modèles de cet instrument libérateur décoraient les poitrines, d’où la croix avait disparu ; et l’on offrait à la guillotine les hommages que l’on refusait au Christ.
Elle fit couler tant de sang que le terrain qui la portait s’en détrempa, et que le bois de sa charpente en pourrit (…)

“Le Conte de deux cités” de Charles Dickens